17 février 2008

Chapitre 1, partie 2

Voici la suite de mon roman :

Chapitre 1 : Premières rencontres (suite)

Lucien avait à peine traversé la porte du château qu’un groupe d’hommes courut vers lui avec une corde : «C’est lui ! Pendons-le ! Lui et ses animaux du diable ! Lynchons-le (drôlement futuristes) !». Lucien eut à peine le temps de comprendre ce qui se passait que lui, Rutha et Arrat furent ligotés et prêt à être pendu. Il n’avait même pas eu le temps de se servir de son épée, c’était rageant !On allait lui passer la corde autour du cou lorsqu’il demanda pourquoi le pendait-on :
« L’INTENDANT_ : Comment ça ? Tu ne sais pas que tu as assassiné notre seigneur, le comte de Bigantine ?
LUCIEN_ : Euh…Non je ne savais pas ! Et qui vous dit que c’est moi ?
L’INTENDANT_ : Facile ! C’est toujours des étrangers ! Par exemple l’assassinat de Jules César par un étranger, Brutus, en – 48 !
LUCIEN_ : Excusez-moi de vous interrompre, mais Brutus était le fils de…
L’INTENDANT_ : Qu’importe ! Ce qui est aussi certain que je suis intendant, c’est que notre seigneur vient juste d’être retrouvé, le corps criblé de blessure en forme d’étoile et une en forme de lune, et que seul un étranger pour ne pas savoir que notre seigneur avait annulé sa chasse personnel à la suite d’un message urgent…
LUCIEN_ : Chasse personnelle ?
UN HOMME_ : Oui. Chasse secrète quoi ! C’est évident !
L’INTENDANT_ : Et alors lorsque notre seigneur revenait de la ville où il était aller chercher une boîte et traversait à l’heure de sa chasse la forêt de Brocéliande…
LUCIEN_ : C’est en Bretagne.
L’INTENDANT_ : Alors le bois de Boulogne…
LUCIEN_ : C’est à Paris, or nous sommes presque en Suisse.
L’INTENDANT_ : C’est bon ! Donc il fut attaqué par tes complices qui lui transpercèrent le corps. Blessé à mort lors de l’attaque, il eut encore la force de venir jusqu’à nous.
LUCIEN_ : Où est le bois ?
L’INTENDANT_ : De l’autre côté du château. On l’a trouvé mort au pied des remparts, près de la potence.
LUCIEN_ : Et comment savez vous tous cela ?
L’INTENDANT_ : La femme du seigneur l’accompagnait. Elle le précédait lorsque l’attaque se produisit.
UN HOMME_ : Stop ! Le temps de parole s’est écoulé ! Il est temps de passer à la pendaison !
LUCIEN_ : Non, non ! Je ne suis pas prêt ! Je viens à peine d’apprendre que j’ai tué quelqu’un et je n’ai pas eu le temps de me confesser ! (pour lui-même) Et puis je n’ai pas envie de mourir
L’INTENDANT_ : Bien ! Jetez-le en prison ! Le curé l’y rejoindra ! »
Etrangement, les serfs du comte furent pleins de compassion à ces derniers mots à l’égard de Lucien qui les entendit même le plaindre !
Dans la prison où il fut jeté était sombre et humide… Comme toutes les prisons d’ailleurs ! A la première vue, elle paraissait assez grande, mais lorsque qu’on était dedans et qu’on était à trois, elle rétrécissait sérieusement ! Car non seulement on y avait jeté Lucien, mais aussi Rutha et Arrat ! En plus, peu après, on y jeta un jeune garçon!
« LUCIEN_ : C’est une honte ! Je me plaindrai !
LE GARDE DE LA PRISON_ : (ricanant) C’est ça ! Tu ressusciteras !Hahahahah !
LUCIEN_ : Grrrrrr.
Tandis que Lucien s’enervait, il observait le jeune garçon : il lui ressemblait un peu. Blond, plein de taches de rousseurs, des yeux marrons et une expression de malice dans ces yeux, c’était là le portrait d’Olbap et de Lucien.
LUCIEN_ : Bon, dis-moi petit, quel est ton nom ?
OLBAP : _Olbap messire. Et vous ?
LUCIEN_ : Je m’appelle Lucien. Pourquoi…
LE GARDE_ : (annonçant un nouveau venu) Mes respects, monsieur le curé !
LE CURE_ : C’est donc eux hip que, hic, je dois confesser ? (Comme vous l’avez deviné, le curé était plutôt le représentant de la bière que celui du bon Dieu.)
LE GARDE_ : Oui mon père.
LE CURE_ : Bien ! Laissez les seuls avec moi ! hips, hic, hip !
LE GARDE_ : Comment dois-je interpréter hips, hic, hip ?
LE CURE_ : Idiot ! Bon ! Allons hic ! Qu’est-ce que vous avez à confesser ? Des vols ? Des relations avec le hic le Diable ? Ne niez pas ! Je sais que vous avez volé une boîte hips jaune sous l’influence du diable huc, grâce à l’intendant. Quelle belle âme celui là ! Il m’informe qui n’a pas hip une âme blanche et je le confesse jusqu’à ce qu’il avoue ses hups péchés ! Quel plaisir j’ai à savoir hic que tous ceux que j’ai confessés grâce à lui hup sont au Paradis ! Il aura même accès au Paradis hops malgré son mariage avec la femme de son maître ! Pas très hoc chrétien celui-là ! Je ne regrette pas qu’il soit mort sans hop confession ! Bon donc donnez-moi cette boîte jaune que hip vous avez pour que l’intendant la détruise parce qu’elle contint le Diable !
LUCIEN_ : Et de quel droit ? Et si je refuse ?
LE CURE_ : Vous resterez sous l’emprise du Diable ! Et surtout l’intendant ne me donnera plus de hips cette excellente boisson qui m’aide à aider Dieu contre le Diable. S’il hucs vous plait… Et si hups je vous aide à partir, vous me la donnerez ?
LUCIEN_ : Euh…
OLBAP_ : D’accord ! Tu nous fais franchir le pont-levis ou la potence*1 dans une heure ?
LE CURE_ : A la potence dans hic une heure ! »
Et aussitôt il partit. Juste après, Lucien sortit des sacoches de Rutha son matériel de scribe messager. Il y avait dedans toutes sortes de choses utiles : des plumes, des parchemins, de l’encre… Il y avait même des pots de peinture, dont un que choisit Lucien. Avec son pot de peinture, il se dirigea vers un coin de la prison où il restait plein de caillou. Lucien en choisit un, puis commença à le peindre. Ensuite, il attendit que le caillou sèche en réfléchissant : « Il y a quelque chose qui cloche dans ce que m’a dit l’intendant… Je sais ! Il m’a dit que c’était une chasse secrète ! Donc les brigands ont été informés par quelqu’un du château qui n’à pas eu le temps de les prévenir ! A moins que oui ! Lors d’une chasse, le seigneur est moins accessible que lors d’une promenade ! Mais qui ? L’intendant ! Par l’intermédiaire du curé il m’a dit qu’il voulait la boîte jaune que les brigands cherchaient aussi ! Donc il savait qu’ils ne l’ont pas trouvée ! Et puis toujours grâce au curé je sais qu’il aime la femme du comte ! Et elle ! Elle précédait le comte lors de l’attaque ! Pourquoi ne restait-elle pas avec son époux ? Et puis elle a mentit ; elle a dit que le comte était mortellement blessé, or je l’ai vu en pleine forme, après l’attaque, de l’autre côté du château par rapport au lieu de l’attaque ! Voilà c’est ça ! »
Il était presque une heure passée lorsque Lucien demanda à Olbap: « Comment vas-tu nous faire sortir d’ici ?

*1 Potence : petite entrée dans un château autre que le pont-levis généralement composé d’une passerelle.

OLBAP_ : Tu vas voir. D’ailleurs, c’est l’heure. »
Lucien trouva ce garçon de plus en plus étrange : non seulement il était très jeune (il avait à peine une dizaine d’année), mais en plus il avait l’air d’être noble comme le prouvait sa cape, mais il n’avait jamais vu de cheval, comme le prouvait son étonnement devant Rutha, et connaissait l’heure sans aide extérieure, ce que possédaient plutôt ceux qui passaient leurs vies sur les routes, comme Lucien.
Aussitôt, Olbap se dirigea vers l’endroit le plus sombre de la prison, appuya sur une pierre qu’il semblait reconnaître parmi toutes les autres et une petite partie du pan du mur se dégagea et un boyau pas plus large qu’un homme se dévoila. Olbap s’y engagea après avoir invité Lucien à le suivre, ce qu’il fit avec Arrat et Rutha après avoir mis dans sa sacoche (tout le monde en avait une : Arrat, Rutha, et Lucien) son caillou peint. Ils s’y étaient à peine avancés, lui et ses animaux que l’ouverture du boyau se referma derrière eux. Il n'y avait plus de possibilités de retour en arrière : ils étaient obligés d’avoir confiance en Olbap !
Ils rampaient de puis quelques temps et Lucien, et surtout Rutha, commençaient à en avoir assez (Il faut dire que pour un cheval, ce n’est pas très amusant de ramper dans un tuyau ! Enfin, cela prouvait que Rutha était un cheval exceptionnel !) quand Olbap leur dit : « A mon top, vous courez tout droit et vous ne vous vous arrêtez qu’à mon stop ! TOP ! ». Aussitôt , Lucien et ses animaux de compagnie battirent leurs records de vitesses, et Lucien, apercevant le garde de la prison, le railla : « Au revoir ! Je cours me plaindre à la SPA et la SPH (société de protection des hommes) !
LE GARDE DE LA PRISON_ : Alerte les prisonniers ne sont plus dans leur prison ! A la police ! Euh… Ca n’existe pas encorela police ? Donc à la garde ! Ouaille !»
Ca, c’était Arrat qui venait de mordre le garde en lui aboyant : « Wouf wouf wouaf wuf ! Wof miaou rrrrr ouaf ! » Ce qui, traduit, donne : « Vous avez maltraité des animaux ! Cela vas vous coûter 5 semites (50 euros) ! ».
Ensuite, Arrat rejoignit tranquillement son maître qui traversait la potence*1 grâce au curé, qui, sitôt sortit de la prison avait ouvert la porte de la potence et avait aussi mis en place la passerelle en les attendant. Lucien demanda soudain : « Je me demande comment s’appelle notre curé ?
OLBAP_ : C’est Roctiv. Bon maintenant, comment fait-on ? Car ils ont la corde (d’arc) facile là-haut !
LE CURE (ROCVIT)_ : (courant) Et hup attendez ! Et ma boîte ?
Lucien fouilla dans sa sacoche et lui tendit la boîte jaune : il n’avait pas tenu sa promesse ! Puis le curé repartit vers le donjon
OLBAP_ : Que contenait la boîte que tu as remise à Roctiv ?
LUCIEN_ : Du granit. Je lui ai donné le caillou que je peignais en jaune tout à l’heure.
OLBAP_ : Mais l’intendant va s’en apercevoir ! Et il risque de nous poursuivre
LUCIEN_ : N’ais pas peur. Allez ! Grimpe vite sur Arrat et accroche toi bien à sa sacoche !
OLBAP_ : Sa sacoche ?
LUCIEN_ : Oui, son sac. Vite ! Ils sonnent l’alarme ! Tu me raconteras tes mésaventures en cours de route ! »
Aussitôt Olbap sauta sur Arrat et Lucien sur Rutha et partirent tous en plein galop.

Posté par Playmo à 12:06 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Chapitre 1, partie 2

    roman

    Je trouve ton début très intéressant ... quelle imagination ! Surtout ne cesses d'écrire, c'est une chance et un réel talent ... encore bravo !

    Posté par bibix, 17 février 2008 à 22:01 | | Répondre
  • Ton histoire est pleine de rebondissements !!!
    Tu écris bien pour ton âge, continue, le don pour l'écriture n'est pas donné à tout le monde.

    Posté par katykit, 17 février 2008 à 23:24 | | Répondre
  • J'attends la suite avec impatience...
    Juste deux petits conseils: n'hésite pas à te relire et rerelire et rererelire même à voix haute (en t'enregistrant c'est plus facile, on a moins l'impression de parler tout seul), et n'oublie pas que tous tes lecteurs n'ont pas la même vitesse de connection neuronale que toi (ce n'est peut-être pas vrai scientifiquement mais c'est pour l'image), laisse nous des pauses narratives... Bon courage....

    Posté par Tatilo, 08 mars 2008 à 00:56 | | Répondre
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